vendredi 6 avril 2012
Souvenir de Plogonnec
Il fallut manifester souvent, avant que la municipalité cédât.
En 1979,230 enfants fréquentaient l'école privée; 135 l'école publique
Le journal "Ouest-France" du 26 mars 2012 nous apprend que Plogonnec "possède trois écoles, deux écoles publiques, Paul Gauguin avec 135 élèves et Jean-marie Autret qui compte 72 élèves; et une école privée Saint Egonnec avec 114 élèves"
La proportion s'est inversée...
On entend périodiquement des officines politiciennes, fondées par des caciques de l'UMP, comme "SOS Education" " Créer son école",dénigrer, insulter l'école laïque , qui serait "un désastre"!!! Condamnation reprise complaisamment par des médias complices.
Belle réponse des parents de Plogonnec qui font confiance à l'école de la République et témoignent par leur confiance de sa qualité.
Faisons-le savoir...
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vendredi 30 mars 2012
de tout un peu
2- A Nîmes hier, il semble que le candidat Sarkozy se soit laissé aller à l'injure contre son adversaire principal. Ce n'est pas une tactique nouvelle...Quand il paraît à court d'argument, il
manie l'invective. Naguère, il invita un contradicteur à aller se faire voir ailleurs dans un langage qu'un charretier n' ose plus employer. Hier ce fut moins vulgaire et chercha à masquer un bilan désastreux pour la France et des propositions peu crédibles...Ne pas se laisser entraîner dans une querelle de chiffonniers; les électeurs méritent mieux
3- Je fus à l'origine de la demande de plus en plus nécessaire d'inscrire le principe de séparation des Eglises et de l'Etat dans la Constitution ( voir mon blog du 24/07/2011) . Cette précaution a connu de curieux prolongements. Ce qui doit être inscrit dans la Constitution, à mes yeux, c'est la première phrase de l'article 2 de la loi "L'Etat ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte". A la rigueur, le titre premier même s'il est redondant ( la liberté de conscience est déjà inscrite dans la Constitution) ou critiquable en constitutionnalisant les aumôneries par exemple..Qu'y soit ajoutées "les règles particulières à l'Alsace-Moselle" dépasse l'entendement. Dans la Constitution de la république il y en aurait donc deux, différenciées par un principe que la Cour Européenne des droits de l'Homme a qualifié de "socle de la laïcité"; 97 départements qui y souscriraient et trois qui y échapperaient ( et que fait-on de la Guyane?). On rendrait constitutionnel un concordat vieux de plus de deux siècles, passé entre un chef d'Eglise, Pie VII, et un usurpateur de la République, le général Bonaparte, qui prépare, depuis son coup d'Etat du 18 brumaire, l'Empire. Et cela dans la Constitution d'une République "indivisible, laïque, démocratique et sociale" !!!
Gardons la tête froide....
jeudi 16 février 2012
A qui, à quoi sert l'école?
La réponse évidente est que l'école a été crée pour les élèves ; que la responsabilité de chacun, politiques, professionnels, parents, est que fonctionne un système scolaire le mieux aapté aux réalités et exigences du développement enfantin.
J'ai construit un tel système en 1971, le projet d'école fondamentale, à partir de ces observations, qu'un enfant "nul" n'existe pas, qu'il a au moins un sujet d'investigation, que les enfants et adolescents ont des rythmes de développement et d'apprentissage différents ( le langage officiel les dénature dans l'expression "échec scolaire"), que les conditions de leur réalisation sont la continuité du parcours scolaire, l'individualisation de l'intervention pédagogique, la détection et la prévention précoces des handicaps. J'en rappelle les détails, je redis les raisons de son échec dans "i majuscule, comme Instituteur"
Il existe une autre approche, millénaire, antagoniste qui entend conformer les enfants et l'organisation scolaire aux exigences affinitaires d'adultes, sociales, religieuses, professionnelles, politiques. Cette approche est actuelle et menaçante; il suffit de parcourir le programme UMP de janvier 2012 pour le constater
lundi 13 février 2012
i majuscule comme Instituteur
Ne soyons pas dupes
"i majuscule comme Instituteur" éditions Bruno Leprince 62 rue Monsieur le Prince 75006 Paris
presse@graffic.fr
dimanche 24 juillet 2011
Réflexion succincte sur 5 décisions du Conseil d’Etat
Le Conseil d'État les commente dans un communiqué de presse qui suscite les réflexions suivantes.
Le fil conducteur de la position adoptée par le juge administratif suprême (Section du Contentieux) est dans son titre: "interprétation et conditions d'application de la loi du 9 décembre 1905"
Ce sont des directives adressées aux Cours Administratives d'appel dont il a la tutelle, en réaction à des jugements de celles-ci qu'il estime ou mal fondées ou erronées.
L'orientation de ces directives est claire. Il ne s'agit pas de les fixer par rapport au principe laïque de séparation des Églises et de l'État, mais d'adapter la loi de 1905 aux comportements religieux d'aujourd'hui. Le Conseil d'État se situe ainsi dans l'air du temps, en particulier la démarche de l'UMP et du Chef de l'État
L'interprétation porte sur deux aspects.
1- Devant le nombre de textes législatifs applicables qui ont fait suite à cette loi, le Conseil d'État considère qu'elle "doit être articulée avec d'autres législations qui y dérogent ou y apportent des tempéraments".
En clair, cela signifie pour le Conseil d'État que la loi du 9 décembre 1905 est une loi ordinaire et n'a pas la qualité de constitutionnalité que lui donne l'interprétation laïque. Il rejoint en cela le rapport Machelon.
2- Il glisse (curieusement!) des restrictions "édictées dans
l'intérêt de l'ordre public" (art. 1er de la loi de 1905) vers la notion apparemment nouvelle d' « intérêts publics locaux » en relation avec des
cultes.
Ces intérêts publics locaux, dépendant de situations cultuelles deviennent l'élément déterminant de la décision à prendre..
Certes, il est recommandé d'accompagner toute participation des collectivités territoriales, de la signature d'une convention ou d'un contrat d'utilisation dont les clauses tarifaires doivent être conformes aux conditions du marché et ne pas constituer une libéralité à un culte.
Néanmoins, les critères susceptibles de motiver une décision apparaissent très vagues et sources d'interprétations subjectives, donc difficilement appréciables.
Ainsi peut-on lire, à partir du cas de l'équipement de l'église de Fourvière par un ascenseur:
"l'équipement
ou l'aménagement projetés doivent présenter un intérêt public local, lié notamment à l'importance de l'édifice pour le rayonnement culturel ou le développement touristique et économique du territoire de la collectivité et il ne doit pas être destiné à l'exercice du culte"
De telles lignes directrices ne manqueront pas d'entraîner des appréciations diverses et des décisions inégales . Quels critères ?. Qui en fixe le cadre, les limites? A partir de quels critères « touristiques » et « culturels » une communauté religieuse sera fondée à Lourdes, Lisieux ou autre lieu de pèlerinage, d'obtenir un financement de ses activités par la Commune ou une autre collectivité ?.
Les décisions du Conseil d'État ne satisfont pas son intention de clarifier les conditions d'application de la loi fondatrice de séparation des Églises et de l'État.
Par contre, elles éclairent les menaces qui l'environnent par les temps présents.
mercredi 1 juin 2011
Sur l’enseignement qui se dit libre
Nous avons reçu ce témoignage qui illustre la situation présente de trop d'enseignants des établissements d'enseignement privés sous contrat.
Le mari de l'une d'entre elles, témoin de ses angoisses, s'insurge contre les "pressions incessantes de la part de leur hiérarchie confessionnelle (directeurs diocésains et chefs d'établissements) du fait de leur liberté de conscience"
"On les pousse à assister à des manifestations religieuses, sous peine de sanctions". Ces autorités réligieuses invoquent évidemment l'incompétence pour obtenir leur démission ou leur soumission.
Cette personne pose la question de bon sens :" clarifier la position des enseignants de ces ètablissements à caractère propre confessionnel" alors que ces enseignants " sont des agents publics".
C'est bien le paradoxe de la loi Debré qui prétend concilier le caractère propre de ces établissements et le respect de la liberté de conscience. Les législateurs ont réussi cet exploit de faire dépendre ces enseignants de deux statuts, celui de la Fonction Publique ( leur carrière, leurs salaires sont identiques) et le code du Travail pour leur situation de "travailleurs" d'une entreprise privée...
Ce témoin a raison de s'indigner: "Sachant que c'est l'argent public qui finance l'enseignement confessionnel, doit-on tolérer ce genre d'exagérations qui se multiplient? La gauche aura-t-elle cette fois-ci le courage de ses opinions et de remettre à plat tout ce système malsain?
Il faut en effet choisir.
Liberté de conscience et « liberté religieuse
Le groupe parlementaire de l'UMP soumet, ce 31 mai, à l'Assemblée Nationale une résolution surprenante consacrée au "respect des principes de laïcité et de liberté religieuse".
Surprenante car, à sa lecture, on comprend qu'il s'agit en fait de rappeler à l'ordre, d'encadrer, les pratiques cultuelles d'une religion qui semble, seule, lui donner quelques démangeaisons, la religion musulmane.
Surprenante surtout par cette dissociation éclairante entre laïcité et "liberté religieuse" que propose l'intitulé.
La laïcité est fondée d'abord sur la liberté de conscience dont la définition n'est pas contestée: la liberté de croire ou de ne pas croire.
La "liberté religieuse", la liberté de croire, est donc un élément de cette grande conquête que fut la liberté de conscience.
C'est ce qu'affirme l'article 10 de la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789: nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses"Ce "même religieuses" est explicite.
C'est ce que redit l'article 1er de la loi du 9 décembre 1905, que le texte de l'UMP omet de viser! Par inadvertance? "La République assure la liberté de conscience. Elle garantit l'exercice des cultes..."
Ceci explique qu'en France, cette notion de "liberté religieuse" n'a pas de réalité juridique
L'UMP trahit ici une conception réductrice qui est un gigantesque retour en arrière.
Le Pape Grégoire XVI, qui admettait la "liberté religieuse"ne déclarait-il pas "impie" la liberté de conscience( comme la liberté de la presse!) dans son encyclique "mirari-vox" (1832).
On comprend mieux le travail de destruction de la laïcité de l'école de ce parti et de ses appellations antérieures, au bénéfice d'entreprises privées confessionnelles.
Guy Georges
Ancien Secrétaire Général du SNI-Pegc
Responsable « laïcité »du Club « Gauche Avenir »