Dans un "manifeste pour une écologie de la diversité", des dirigeants du mouvement écologique, et non des moindres (Eva Joly et N. Mamère) entendent traiter ...de la laïcité. La lecture laisse perplexe.Ont-ils senti qu'à leur tour, il leur fallait se mêler à ce qui devient un air à la mode et "porteur" pour des ambitions proches? Ont-ils consciemment rejoint le parti clérical dont l'essentielle préoccupation est de dénaturer, bafouer, la laïcité de la République? Ou alors font-ils la démonstration d'une méconnaissance absolue de ce qu'est la laïcité et des enjeux actuels pour la démocratie?
Chacun sait qu'ajoutent des épithètes à la laïcité ceux qui veulent en détruire le sens et la portée, laïcité ouverte, apaisée.... positive. Les Verts apportent leur écot avec deux nouveautés: la laïcité "revisitée" et la laïcité "raisonnée"
Ils reprennent ce néologisme des années 30, "laïcisme", inventé par le Vatican . Ils confondent nationalisme et laïcité, comme l'extrème droite.. Est-ce à la laïcité de notre pays qu'ils associent ces"vieux contemplant notre passé glorieux", comme naguère la droite, évoquant la laïcité de l'école, ironisait sur ce "vieux lièvre au fond d'un placard" pour "esprits attardés"?
A ceux que le parti écologique attire, redisons ce qu'est la laïcité de la République. Trois exigences, la liberté de conscience, le libre exercice des particularismes, liberté des cultes, liberté d'association en particulier; et en conséquence la Séparation de l'Etat et des divers pouvoirs, religieux, philosophiques, ethniques etc...
La laïcité, telle que les déclarations des droits de l'Homme et du Citoyens de 1789 et celle , universelle, de 1948 l'ont inscrite dans le marbre de l'Histoire,c'est l'égalité des droits dans la richesse des différences. Ce n'est pas l'égalité des différences dans la diversité des droits.
C'est en cela qu'elle est une valeur universelle que des peuples, aujourd'hui veulent reconquérir
lundi 21 février 2011
lundi 24 janvier 2011
Savoir compter
D'après l'enquête PISA, le système scolaire français aurait quelque faiblesse en mathématiques. Faut-il y voir une relation de cause à effet ? Ou les instances officielles elles-mêmes sont-elles à ce point conditionnées? La question se pose quand on découvre les fantaisies arithmétiques des services du Ministère de l'Educatioon Nationale.
Rendons-nous à la rubrique "références, repères et statistiques-septembre 2009" et examinons ce qu'on dit des établissements privés d'enseignement.
Ces établissements représenteraient 44% de l'ensemble des établissements du second degré.
Bigre!!!
Heureusement, on peut lire ailleurs le nombre précis d'établissements comptabilisés par le Ministère. Les voici:
Nombre total d'établissements du second degré 11 413
Nombre d'établissements privés 3 494
Soit un % de 30,6% et non 44%
S'agissant des écoles
Nombre total des établissements 54 875
Nombre d'établissements privés 5 377
Soit 9,8%
Où donc est-on allé dénicher 10,9%?
De sorte que si l'on additionne l'ensemble:
le nombre total d'établissements est 11413+54875=66288
celui des établissements privés est 3494+5377= 8871
Soit un % de 13,4% et non 15,5% comme on peut le lire
On suppose que les nombres relatifs à l'enseignement privé comprennent l'ensemble ( catholiques, protestants, juifs, musulmans, de langues régionales, siks, évangélistes, du mouvement politique de la droite extrème "Créer son école") puisque tel est aujourd'hui le paysage de ces entreprises sous contat avec l'Etat ou non, qui nous entraînent vers le communautarisme.
On se gardera bien de déduire de ces erreurs d'élève peu doué une sorte de zèle à vouloir prouver la prétendue progression de cet enseignement privé
Rendons-nous à la rubrique "références, repères et statistiques-septembre 2009" et examinons ce qu'on dit des établissements privés d'enseignement.
Ces établissements représenteraient 44% de l'ensemble des établissements du second degré.
Bigre!!!
Heureusement, on peut lire ailleurs le nombre précis d'établissements comptabilisés par le Ministère. Les voici:
Nombre total d'établissements du second degré 11 413
Nombre d'établissements privés 3 494
Soit un % de 30,6% et non 44%
S'agissant des écoles
Nombre total des établissements 54 875
Nombre d'établissements privés 5 377
Soit 9,8%
Où donc est-on allé dénicher 10,9%?
De sorte que si l'on additionne l'ensemble:
le nombre total d'établissements est 11413+54875=66288
celui des établissements privés est 3494+5377= 8871
Soit un % de 13,4% et non 15,5% comme on peut le lire
On suppose que les nombres relatifs à l'enseignement privé comprennent l'ensemble ( catholiques, protestants, juifs, musulmans, de langues régionales, siks, évangélistes, du mouvement politique de la droite extrème "Créer son école") puisque tel est aujourd'hui le paysage de ces entreprises sous contat avec l'Etat ou non, qui nous entraînent vers le communautarisme.
On se gardera bien de déduire de ces erreurs d'élève peu doué une sorte de zèle à vouloir prouver la prétendue progression de cet enseignement privé
vendredi 14 janvier 2011
les cadeaux du père "Noël-Chatel"
Le père "Noël-Chatel" est passé un peu en avance...mais pas pour tout le monde..
Les Recteurs d'Académie ont trouvé dans leur sabot un chèque de 22 000 euros, l'équivalent de 10 mois de salaire d'un enseignant débutant..Pas tous, à ce qu'on dit. Il fallait avoir été sage et obéissant: c'est une exigence normale du Père Noël. Faut-il entendre par là ceux qui ont appliqué consciencieusement les ordres du Ministre, qui, en mai, indiquait les voies pour supprimer 16 000 postes?
Cest fait. La majorité de droite a supprimé ces 16 000 postes en adoptant le budget pour 2011..Mais sans oublier au passage un petit cadeau à l'enseignement privé...Sur ces 16 000 postes, au nom d'une "parité" à laquelle cette majorité semble donner un sens étonnant, l'enseignement privé aurait dû être ponctionné d'un cinquième, soit 3200 postes. Par quelle arithmétique le projet de budget n'en retenait que 1633, la différence étant bien entendu supportée par l'école que l'Etat devrait choyer? Mais ce n'était pas suffisant. Les sénateurs et députés de droite ont fait à l'enseignement privé un cadeau supplémentaire de 4 millions, soit l'équivalent de 250 postes...Que devra certainement compenser l'Ecole de la République
Je vous entends objecter que les classes d'établissements privés seraient probablement saturées et que l'école public aurait ses aises...Eh non! C'est l'inverse.
Quelques chiffres..Officiels..Ils viennent des services de M. Chatel
Les lycées publics ont une moyenne de 28 élèves par classe.25 5% des lycées privés ont moins de 19 élèves par classe dont 14% moins de 15 élèves...55% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves dont 35% moins de 15 élèves
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves; 0,9% des collèges publics
17% des lycées privés ont moins de 100 élèves; 0,3% des lycées publics
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves; 0,8% des lycées professionnels publics
Il y a des lustres que les gouvernements de droite ont obligé les établissements publics à se regrouper, en ville comme dans les zones rurales. Pour économiser des postes avouaient-ils. Par la seule équité, ce sont des milliers de postes que l'enseignement privé devrait rendre...
Non. La droite étrangle un peu plus l'Ecole de la République.
Tel est le but. Toutes les mesures qu'elle adopte tendent à empêcher un fonctionnement correct de l'école laïque de manière à faire un peu plus le lit des entreprises privées d'enseignement
Politique de Gribouille! Car l'Etat organise ainsi le communautarisme. Si les lois et les cadeaux étaient destinés, il y a 50 ans, au seul enseignement contrôlé par la Hiérarchie Catholique, celle-ci n'est plus seule. Il existe des écoles privées de toutes les religions, musulmanes,juives, protestantes, évangélistes...Il existe des écoles privées de langues régionales, bretonnes, basques, catalanes ....Toutes financées par les finances publiques, c'est à dire l'impôt de tous. Cette situation a donné de l'appétit à des groupements comme SOS-Education, qui, à la fois, calomnient l'école laïque et encouragent les parents à créer des écoles selon des affinités professionnelles, sociales, même politiques d'après certains de leurs écrits...
Il y a un peu plus d'un siècle, la République organisait une école ouverte à tous les enfants, sans distinction de religion, de coutumes, de milieu social, oeuvrant à l'unité de la Nation. Aujour'hui le Gouvernement et sa majorité organisent, financent et favorisent outrageusement, dès l'enfance, la séparation de la jeunesse
Il faut choisir.
Les Recteurs d'Académie ont trouvé dans leur sabot un chèque de 22 000 euros, l'équivalent de 10 mois de salaire d'un enseignant débutant..Pas tous, à ce qu'on dit. Il fallait avoir été sage et obéissant: c'est une exigence normale du Père Noël. Faut-il entendre par là ceux qui ont appliqué consciencieusement les ordres du Ministre, qui, en mai, indiquait les voies pour supprimer 16 000 postes?
Cest fait. La majorité de droite a supprimé ces 16 000 postes en adoptant le budget pour 2011..Mais sans oublier au passage un petit cadeau à l'enseignement privé...Sur ces 16 000 postes, au nom d'une "parité" à laquelle cette majorité semble donner un sens étonnant, l'enseignement privé aurait dû être ponctionné d'un cinquième, soit 3200 postes. Par quelle arithmétique le projet de budget n'en retenait que 1633, la différence étant bien entendu supportée par l'école que l'Etat devrait choyer? Mais ce n'était pas suffisant. Les sénateurs et députés de droite ont fait à l'enseignement privé un cadeau supplémentaire de 4 millions, soit l'équivalent de 250 postes...Que devra certainement compenser l'Ecole de la République
Je vous entends objecter que les classes d'établissements privés seraient probablement saturées et que l'école public aurait ses aises...Eh non! C'est l'inverse.
Quelques chiffres..Officiels..Ils viennent des services de M. Chatel
Les lycées publics ont une moyenne de 28 élèves par classe.25 5% des lycées privés ont moins de 19 élèves par classe dont 14% moins de 15 élèves...55% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves dont 35% moins de 15 élèves
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves; 0,9% des collèges publics
17% des lycées privés ont moins de 100 élèves; 0,3% des lycées publics
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves; 0,8% des lycées professionnels publics
Il y a des lustres que les gouvernements de droite ont obligé les établissements publics à se regrouper, en ville comme dans les zones rurales. Pour économiser des postes avouaient-ils. Par la seule équité, ce sont des milliers de postes que l'enseignement privé devrait rendre...
Non. La droite étrangle un peu plus l'Ecole de la République.
Tel est le but. Toutes les mesures qu'elle adopte tendent à empêcher un fonctionnement correct de l'école laïque de manière à faire un peu plus le lit des entreprises privées d'enseignement
Politique de Gribouille! Car l'Etat organise ainsi le communautarisme. Si les lois et les cadeaux étaient destinés, il y a 50 ans, au seul enseignement contrôlé par la Hiérarchie Catholique, celle-ci n'est plus seule. Il existe des écoles privées de toutes les religions, musulmanes,juives, protestantes, évangélistes...Il existe des écoles privées de langues régionales, bretonnes, basques, catalanes ....Toutes financées par les finances publiques, c'est à dire l'impôt de tous. Cette situation a donné de l'appétit à des groupements comme SOS-Education, qui, à la fois, calomnient l'école laïque et encouragent les parents à créer des écoles selon des affinités professionnelles, sociales, même politiques d'après certains de leurs écrits...
Il y a un peu plus d'un siècle, la République organisait une école ouverte à tous les enfants, sans distinction de religion, de coutumes, de milieu social, oeuvrant à l'unité de la Nation. Aujour'hui le Gouvernement et sa majorité organisent, financent et favorisent outrageusement, dès l'enfance, la séparation de la jeunesse
Il faut choisir.
lundi 20 décembre 2010
il y a trois ans , ce 20 décembre
Contrairement à ce qu'a pu affirmer M. Sarkozy, le 20 décembre 2007 en l'Eglise St Jean de Latran de Rome
"dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage du bien et du mal, jamais le clerc( qu'il soit curé, rabbin, imam) ne pourra atteindre le rayonnement de l'Instituteur."
Il va de soi que j'associe à l'Instituteur son appellation d'aujourd'hui, "professeur des écoles". Car sa mission, instituer, construire l'adulte en devenir qu'est l'enfant, n'a pas varié. Je mets donc une majuscule à Instituteur.
Pourquoi les Adolphe Thiers de toutes les époques haïssent-ils l'Instituteur? Ils l'ont dit..Celui-ci apporte l'instruction la plus large, la plus ouverte, à l'ensemble du peuple. Et "l'instruction est un commencement d'aisance et l'aisance n'est pas réservée à tous"(A. Thiers)
Parce que les Adolphe Thiers de toutes les époques comptent sur le clergé pour " parpager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici pour souffrir" (A. Thiers). Ils le disent plus ou moins ouvertement: les Eglises sont garantes du maintien de "l'ordre social".
Le clerc n'atteindra jamais le rayonnement de l'Instituteur parce qu'il est homme de la résignation, du confinement des intelligences dans le moule des dogmes
Le clerc doit apprendre à la jeunesse la docilité, la soumission à l'autorité imposée du dogme. L'Instituteur lui apprend la responsabilité, la richesse du libre examen.
L'Instituteur est homme de l'espérance, de l'avenir. Il apprend à la jeunesse à comprendre ce monde où elle vit et se développe, à en maîtriser les évolutions. Il ouvre toutes grandes les fenêtres de la connaissance aux intelligences juvéniles. Tandis que le clerc les maintient frileusement fermées sur ses certitudes d'antan. Il lui manque toujours d'être de plain-pied dans le monde tel qu'il évolue
Le clerc a mission de figer la société dans son passé. L'Instituteur a mission de l'ouvrir sur un avenir à construire
Le clerc n'atteindra pas davantage le rayonnement de l'Instituteur dans l'apprentissage du bien et du mal.
Parce que la morale que doit enseigner le clerc, la morale religieuse, est marquée par le dogme et ne peut s'en échapper. Alors que la morale laïque qu'enseigne l'Instituteur est au-dessus des confessions particulières et puise son enseignement aux sources que sont la conscience et la raison.
La morale dogmatique est idéologique et divise entre elles les différentes Eglises. La morale laïque, parce qu'elle s'enseigne sans le dogme, est universelle et rassemble.
Contre la transcendance selon la diversité desEglises, la morale laïque détermine et affirme la capacité morale de l'humanité.
Ainsi, l'Instituteur transmet au jeune élève une spiritualité laïque qui l'invite à se comporter en honnête homme envers lui-même et envers la société dont il est une composante.
L'Instituteur le prépare au difficile apprentissage de la liberté et de la responsabilité, valeurs indissociables qui le guideront, sans autre référence que sa conscience, dans ses actes et dans ses choix.
L'Instituteur lui transmet des principes de vie qui donnent du sens aux droits et devoirs individuels et collectifs, à la perception de la notion de citoyenneté, au concept généreux de Nation.
Ainsi l'Instituteur incarne-t-il mieux que le clerc, ici et maintenant,le "charisme d'un engagement porté par l'espérance"
"dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage du bien et du mal, jamais le clerc( qu'il soit curé, rabbin, imam) ne pourra atteindre le rayonnement de l'Instituteur."
Il va de soi que j'associe à l'Instituteur son appellation d'aujourd'hui, "professeur des écoles". Car sa mission, instituer, construire l'adulte en devenir qu'est l'enfant, n'a pas varié. Je mets donc une majuscule à Instituteur.
Pourquoi les Adolphe Thiers de toutes les époques haïssent-ils l'Instituteur? Ils l'ont dit..Celui-ci apporte l'instruction la plus large, la plus ouverte, à l'ensemble du peuple. Et "l'instruction est un commencement d'aisance et l'aisance n'est pas réservée à tous"(A. Thiers)
Parce que les Adolphe Thiers de toutes les époques comptent sur le clergé pour " parpager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici pour souffrir" (A. Thiers). Ils le disent plus ou moins ouvertement: les Eglises sont garantes du maintien de "l'ordre social".
Le clerc n'atteindra jamais le rayonnement de l'Instituteur parce qu'il est homme de la résignation, du confinement des intelligences dans le moule des dogmes
Le clerc doit apprendre à la jeunesse la docilité, la soumission à l'autorité imposée du dogme. L'Instituteur lui apprend la responsabilité, la richesse du libre examen.
L'Instituteur est homme de l'espérance, de l'avenir. Il apprend à la jeunesse à comprendre ce monde où elle vit et se développe, à en maîtriser les évolutions. Il ouvre toutes grandes les fenêtres de la connaissance aux intelligences juvéniles. Tandis que le clerc les maintient frileusement fermées sur ses certitudes d'antan. Il lui manque toujours d'être de plain-pied dans le monde tel qu'il évolue
Le clerc a mission de figer la société dans son passé. L'Instituteur a mission de l'ouvrir sur un avenir à construire
Le clerc n'atteindra pas davantage le rayonnement de l'Instituteur dans l'apprentissage du bien et du mal.
Parce que la morale que doit enseigner le clerc, la morale religieuse, est marquée par le dogme et ne peut s'en échapper. Alors que la morale laïque qu'enseigne l'Instituteur est au-dessus des confessions particulières et puise son enseignement aux sources que sont la conscience et la raison.
La morale dogmatique est idéologique et divise entre elles les différentes Eglises. La morale laïque, parce qu'elle s'enseigne sans le dogme, est universelle et rassemble.
Contre la transcendance selon la diversité desEglises, la morale laïque détermine et affirme la capacité morale de l'humanité.
Ainsi, l'Instituteur transmet au jeune élève une spiritualité laïque qui l'invite à se comporter en honnête homme envers lui-même et envers la société dont il est une composante.
L'Instituteur le prépare au difficile apprentissage de la liberté et de la responsabilité, valeurs indissociables qui le guideront, sans autre référence que sa conscience, dans ses actes et dans ses choix.
L'Instituteur lui transmet des principes de vie qui donnent du sens aux droits et devoirs individuels et collectifs, à la perception de la notion de citoyenneté, au concept généreux de Nation.
Ainsi l'Instituteur incarne-t-il mieux que le clerc, ici et maintenant,le "charisme d'un engagement porté par l'espérance"
vendredi 17 décembre 2010
Face à la laicité, la haine
Après un long temps de silence occupé à mettre sur pied et réussir l'opération "aux arbres citoyens", voici celui d'un bilan.
A l'origine de cette suggestion de planter au moment de l'anniversaire de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat, un "arbre de la laïcité" dans le plus grand nombre de commune, j'ai trouvé dans le Club "Gauche Avenir" ( personnalités adhérant ou non aux partis de gauche)un vecteur de lancement qui a eu l'élégance de s'effacer dans la concrétisation du projet. Le but était de réveiller les énergies et aider à la coordination des engagements pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 menacée par le pouvoir actuel.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'arbres de la laïcité ont été plantés dans 44 départements, de Paris et Marseille à de nombreux villages. Les initiatives one été diverses, venues de collectifs associatifs,politiques, et surtout d'élus, députés, conseils généraux maires en grand nombre .De ce point de vue, l'objectif est atteint. Et on en a parlé dans la presse locale..Qu'ils soient tous remerciés et donnent envie aux 46 départements manquants de poursuivre cette action .
Est-ce ce succès qui donne de l'urticaire aux adversaires irréductibles de la laïcité, ceux qui volontairement usurpent le mot et en dénaturent le sens...Cette officine qui s'intitule "Riposte Laïque", en copinage depuis longtemps avec le Front National et dont la laïcité se borne à bouter hors de France tout ce qui est musulman. Un journal comme "Le Monde" qui ose titrer que "Marine Le Pen récupère la laïcité" , alors que les déclarations de cette personne sont aux antipodes de la laïcité. La laïcité de l'Etat, c'est, pour reprendre la phrase de Victor Hugo, "Les Eglises chez elles et l'Etat chez lui". Elle n'est pas antireligieuse, quelle que soit la religionC'est l'indépendance réciproque de celles-ci et de l'organisation civile de la nation.Je le répète depuis des années, c'est l'égalité des droits et devoirs des citoyens dans la richesse des différences et non l'égalité des différences dans la diversité des droits. Telle est l'exigence démocratique et laïque.
Je ne peux omettre cette basse calomnie née dans l'Eglise Catholique et qui est réapparue en cette circonstance. Les horreurs du 20ème siècle, le nazisme, le stalinisme seraient la conséquence de la "laïcisation" de la société issue de la séparation des Eglises et des Etats!
Ce fut, en France, dès 1944, le discours de l'Episcopat Français:" l'école sans Dieu conduit au nazisme et au fascisme "....Argument repris par l'archevêque de Madrid, en octobre 2008, à Rome," l'Etat moderne dans sa version laïciste a abouti aux tonnes totalitaires du communisme et du national-socialisme" Voilà ce qui réapparaît aujourd'hui ! Il faut une bonne dose d'aveuglement ou un bel aplomb pour oublier que le communisme soviétique ( qui n'avait rien à voir avec la laïcité) est né d'une révolution contre un régime clérical extrème... Où a conduit l'école allemande, avec un enseignement religieux légal ? Il n'a pas empéché l'instauration du nazisme...Les soldats allemands, y compris ceux qui commettaient les pires crimes portaient un ceinturon où était gravé "Got mit uns". Et le franquisme, cette alliance barbare entre le dictateur et l'Eglise Catholique? Et Mussolini et les accords du Latran? La France a été à l'abri de ces déviations grâce à la laïcité de ses Institutions ....jusqu'à Pétain, "ce chef miraculeux que Dieu a donné à la France" dixit l'Evêque de Luçon, Mgr Cazeaux qui fut par ailleurs le fer de lance de l'entreprise de destruction de l'Ecole Laïque". Tout se tient!!
On ne peut se contenter de hausser les épaules devant de telles outrances. C'est contre de tels adversaires, capables d'utiliser les pires calomnies et détournements de sens des mots qu' il faut sans relâche lutter. Car ces gens-là ne renoncent jamais.
A l'origine de cette suggestion de planter au moment de l'anniversaire de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat, un "arbre de la laïcité" dans le plus grand nombre de commune, j'ai trouvé dans le Club "Gauche Avenir" ( personnalités adhérant ou non aux partis de gauche)un vecteur de lancement qui a eu l'élégance de s'effacer dans la concrétisation du projet. Le but était de réveiller les énergies et aider à la coordination des engagements pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 menacée par le pouvoir actuel.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'arbres de la laïcité ont été plantés dans 44 départements, de Paris et Marseille à de nombreux villages. Les initiatives one été diverses, venues de collectifs associatifs,politiques, et surtout d'élus, députés, conseils généraux maires en grand nombre .De ce point de vue, l'objectif est atteint. Et on en a parlé dans la presse locale..Qu'ils soient tous remerciés et donnent envie aux 46 départements manquants de poursuivre cette action .
Est-ce ce succès qui donne de l'urticaire aux adversaires irréductibles de la laïcité, ceux qui volontairement usurpent le mot et en dénaturent le sens...Cette officine qui s'intitule "Riposte Laïque", en copinage depuis longtemps avec le Front National et dont la laïcité se borne à bouter hors de France tout ce qui est musulman. Un journal comme "Le Monde" qui ose titrer que "Marine Le Pen récupère la laïcité" , alors que les déclarations de cette personne sont aux antipodes de la laïcité. La laïcité de l'Etat, c'est, pour reprendre la phrase de Victor Hugo, "Les Eglises chez elles et l'Etat chez lui". Elle n'est pas antireligieuse, quelle que soit la religionC'est l'indépendance réciproque de celles-ci et de l'organisation civile de la nation.Je le répète depuis des années, c'est l'égalité des droits et devoirs des citoyens dans la richesse des différences et non l'égalité des différences dans la diversité des droits. Telle est l'exigence démocratique et laïque.
Je ne peux omettre cette basse calomnie née dans l'Eglise Catholique et qui est réapparue en cette circonstance. Les horreurs du 20ème siècle, le nazisme, le stalinisme seraient la conséquence de la "laïcisation" de la société issue de la séparation des Eglises et des Etats!
Ce fut, en France, dès 1944, le discours de l'Episcopat Français:" l'école sans Dieu conduit au nazisme et au fascisme "....Argument repris par l'archevêque de Madrid, en octobre 2008, à Rome," l'Etat moderne dans sa version laïciste a abouti aux tonnes totalitaires du communisme et du national-socialisme" Voilà ce qui réapparaît aujourd'hui ! Il faut une bonne dose d'aveuglement ou un bel aplomb pour oublier que le communisme soviétique ( qui n'avait rien à voir avec la laïcité) est né d'une révolution contre un régime clérical extrème... Où a conduit l'école allemande, avec un enseignement religieux légal ? Il n'a pas empéché l'instauration du nazisme...Les soldats allemands, y compris ceux qui commettaient les pires crimes portaient un ceinturon où était gravé "Got mit uns". Et le franquisme, cette alliance barbare entre le dictateur et l'Eglise Catholique? Et Mussolini et les accords du Latran? La France a été à l'abri de ces déviations grâce à la laïcité de ses Institutions ....jusqu'à Pétain, "ce chef miraculeux que Dieu a donné à la France" dixit l'Evêque de Luçon, Mgr Cazeaux qui fut par ailleurs le fer de lance de l'entreprise de destruction de l'Ecole Laïque". Tout se tient!!
On ne peut se contenter de hausser les épaules devant de telles outrances. C'est contre de tels adversaires, capables d'utiliser les pires calomnies et détournements de sens des mots qu' il faut sans relâche lutter. Car ces gens-là ne renoncent jamais.
vendredi 8 octobre 2010
L'Elysée vaudrait-il une prière à Rome?
La loi du 9 décembre 1905 a installé durablement la République. Par ses articles 1 et 2 elle en a défini la laïcité, gage de paix civile.
L'article 1er assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. De ce fait, la laïcité n'est pas antireligieuse, contrairement au mensonge colporté depuis un siècle. Le corollaire évident de cette double liberté, celle de croire ou de ne pas croire , et, pour les croyants, celle de pratiquer leur culte, c'est l'indépendance réciproque de l'Etat et des Institutions religieuses ou philosophiques.Telle est définie la laïcité de l'Etat. Nul besoin de lui accoler une épithète.
L'Etat est neutre.La responsabilité de celui qui est placé par l'ensemble des électeurs à sa tête est d'y veiller.
Des hommes politique éminents ont su dans le passé concilier leur choix spirituel et la neutralité de leur fonction. M. Sarkozy, ce 8 octobre, au Vatican, a délibérément insulté la loi fondatrice.
Que la plupart des commentateurs voient dans cet épisode une attitude purement électoraliste n'efface pas l'essentiel.
Ce mépris insolent de la loi confirme les menaces qui pèsent sur elle
C'est une raison supplémentaire pour donner le plus d'ampleur et de résonance à la plantation de l'arbre de la laïcité, le 11 décembre, jour anniversaire de la publication de la loi de Séparation au Journal Officiel, dans le maximum de communes de France.
Faites-en la demande à vos Conseils Municipaux qui, par ce geste symbolique, marqueront l'attachement de la population à la laïcité de notre République
L'article 1er assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. De ce fait, la laïcité n'est pas antireligieuse, contrairement au mensonge colporté depuis un siècle. Le corollaire évident de cette double liberté, celle de croire ou de ne pas croire , et, pour les croyants, celle de pratiquer leur culte, c'est l'indépendance réciproque de l'Etat et des Institutions religieuses ou philosophiques.Telle est définie la laïcité de l'Etat. Nul besoin de lui accoler une épithète.
L'Etat est neutre.La responsabilité de celui qui est placé par l'ensemble des électeurs à sa tête est d'y veiller.
Des hommes politique éminents ont su dans le passé concilier leur choix spirituel et la neutralité de leur fonction. M. Sarkozy, ce 8 octobre, au Vatican, a délibérément insulté la loi fondatrice.
Que la plupart des commentateurs voient dans cet épisode une attitude purement électoraliste n'efface pas l'essentiel.
Ce mépris insolent de la loi confirme les menaces qui pèsent sur elle
C'est une raison supplémentaire pour donner le plus d'ampleur et de résonance à la plantation de l'arbre de la laïcité, le 11 décembre, jour anniversaire de la publication de la loi de Séparation au Journal Officiel, dans le maximum de communes de France.
Faites-en la demande à vos Conseils Municipaux qui, par ce geste symbolique, marqueront l'attachement de la population à la laïcité de notre République
jeudi 7 octobre 2010
les privilèges aux privilégiés!!!
C'est devenu une maladie chronique. Chaque année en septembre, les responsables de l'enseignement privé se lamentent de "devoir refuser des dizaines de milliers d'élèves"
Mais c'est une maladie imaginaire; ou alors, quels mauvais gestionnaires!!
Voyons donc ce que disent les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l'Education Nationale
Du côté des effectifs par classe
Les coupes sombres répétées dans les lycées publics entraînent une moyenne de plus de 28 élèves par classe
25,5% des lycées privés généraux et techniques ont moins de 19 élèves par classe, dont 13,7% en ont moins de 15
55,4% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves par classe dont 35,7% moins de 15 élèves
Dans le premier degré, l'enseignement privé a perdu 6 000 élèves entre 2008 et 2010 (statistiques du MEN)
Et l'administration de cet enseignement privé ne trouve pas de place pour ses demandes supposées( de son aveu aucun élément chiffré ne "remonte " au national..)
Ah! si c'était l'enseignement public, quelle belle moisson de postes à supprimer , M. Chatel!
les fermetures de postes, justement
MM. Lang et Coupet s'étaient partagé la population scolaire, 80% pour le public;20% pour le privé. On pourrait supposer que le partage est le même dans la chirurgie budgétaire, d'autant plus, voir plus haut, que la situation n'est pas égale . Eh bien, le budget 2011 prévoit effectivement 16 000 suppressions réparties ainsi 13767 pour l'enseignement public ( près de 90% de la ponction) et 1633( 10,4% et non 20) pour le privé
la taille des établissements
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves,les collèges publics 0,9%
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves, les lycées publics 0,8%
16,9% des lycées privés ont moins de 100 élèves, le lycées publics 0,3%
Il y a des lustres que le pouvoir fait la chasse aux petits établissements publics. Encore un petit effort, M. Chatel, il en reste quelques poussières!
Il n'y a rien à dire, nous sommes à l'évidence dans le Pays de l'égalité....
République, voilà comment ils tuent ton école laïque. Par étranglement....
Mais c'est une maladie imaginaire; ou alors, quels mauvais gestionnaires!!
Voyons donc ce que disent les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l'Education Nationale
Du côté des effectifs par classe
Les coupes sombres répétées dans les lycées publics entraînent une moyenne de plus de 28 élèves par classe
25,5% des lycées privés généraux et techniques ont moins de 19 élèves par classe, dont 13,7% en ont moins de 15
55,4% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves par classe dont 35,7% moins de 15 élèves
Dans le premier degré, l'enseignement privé a perdu 6 000 élèves entre 2008 et 2010 (statistiques du MEN)
Et l'administration de cet enseignement privé ne trouve pas de place pour ses demandes supposées( de son aveu aucun élément chiffré ne "remonte " au national..)
Ah! si c'était l'enseignement public, quelle belle moisson de postes à supprimer , M. Chatel!
les fermetures de postes, justement
MM. Lang et Coupet s'étaient partagé la population scolaire, 80% pour le public;20% pour le privé. On pourrait supposer que le partage est le même dans la chirurgie budgétaire, d'autant plus, voir plus haut, que la situation n'est pas égale . Eh bien, le budget 2011 prévoit effectivement 16 000 suppressions réparties ainsi 13767 pour l'enseignement public ( près de 90% de la ponction) et 1633( 10,4% et non 20) pour le privé
la taille des établissements
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves,les collèges publics 0,9%
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves, les lycées publics 0,8%
16,9% des lycées privés ont moins de 100 élèves, le lycées publics 0,3%
Il y a des lustres que le pouvoir fait la chasse aux petits établissements publics. Encore un petit effort, M. Chatel, il en reste quelques poussières!
Il n'y a rien à dire, nous sommes à l'évidence dans le Pays de l'égalité....
République, voilà comment ils tuent ton école laïque. Par étranglement....
Inscription à :
Articles (Atom)