Contrairement à ce qu'a pu affirmer M. Sarkozy, le 20 décembre 2007 en l'Eglise St Jean de Latran de Rome
"dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage du bien et du mal, jamais le clerc( qu'il soit curé, rabbin, imam) ne pourra atteindre le rayonnement de l'Instituteur."
Il va de soi que j'associe à l'Instituteur son appellation d'aujourd'hui, "professeur des écoles". Car sa mission, instituer, construire l'adulte en devenir qu'est l'enfant, n'a pas varié. Je mets donc une majuscule à Instituteur.
Pourquoi les Adolphe Thiers de toutes les époques haïssent-ils l'Instituteur? Ils l'ont dit..Celui-ci apporte l'instruction la plus large, la plus ouverte, à l'ensemble du peuple. Et "l'instruction est un commencement d'aisance et l'aisance n'est pas réservée à tous"(A. Thiers)
Parce que les Adolphe Thiers de toutes les époques comptent sur le clergé pour " parpager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il est ici pour souffrir" (A. Thiers). Ils le disent plus ou moins ouvertement: les Eglises sont garantes du maintien de "l'ordre social".
Le clerc n'atteindra jamais le rayonnement de l'Instituteur parce qu'il est homme de la résignation, du confinement des intelligences dans le moule des dogmes
Le clerc doit apprendre à la jeunesse la docilité, la soumission à l'autorité imposée du dogme. L'Instituteur lui apprend la responsabilité, la richesse du libre examen.
L'Instituteur est homme de l'espérance, de l'avenir. Il apprend à la jeunesse à comprendre ce monde où elle vit et se développe, à en maîtriser les évolutions. Il ouvre toutes grandes les fenêtres de la connaissance aux intelligences juvéniles. Tandis que le clerc les maintient frileusement fermées sur ses certitudes d'antan. Il lui manque toujours d'être de plain-pied dans le monde tel qu'il évolue
Le clerc a mission de figer la société dans son passé. L'Instituteur a mission de l'ouvrir sur un avenir à construire
Le clerc n'atteindra pas davantage le rayonnement de l'Instituteur dans l'apprentissage du bien et du mal.
Parce que la morale que doit enseigner le clerc, la morale religieuse, est marquée par le dogme et ne peut s'en échapper. Alors que la morale laïque qu'enseigne l'Instituteur est au-dessus des confessions particulières et puise son enseignement aux sources que sont la conscience et la raison.
La morale dogmatique est idéologique et divise entre elles les différentes Eglises. La morale laïque, parce qu'elle s'enseigne sans le dogme, est universelle et rassemble.
Contre la transcendance selon la diversité desEglises, la morale laïque détermine et affirme la capacité morale de l'humanité.
Ainsi, l'Instituteur transmet au jeune élève une spiritualité laïque qui l'invite à se comporter en honnête homme envers lui-même et envers la société dont il est une composante.
L'Instituteur le prépare au difficile apprentissage de la liberté et de la responsabilité, valeurs indissociables qui le guideront, sans autre référence que sa conscience, dans ses actes et dans ses choix.
L'Instituteur lui transmet des principes de vie qui donnent du sens aux droits et devoirs individuels et collectifs, à la perception de la notion de citoyenneté, au concept généreux de Nation.
Ainsi l'Instituteur incarne-t-il mieux que le clerc, ici et maintenant,le "charisme d'un engagement porté par l'espérance"
lundi 20 décembre 2010
vendredi 17 décembre 2010
Face à la laicité, la haine
Après un long temps de silence occupé à mettre sur pied et réussir l'opération "aux arbres citoyens", voici celui d'un bilan.
A l'origine de cette suggestion de planter au moment de l'anniversaire de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat, un "arbre de la laïcité" dans le plus grand nombre de commune, j'ai trouvé dans le Club "Gauche Avenir" ( personnalités adhérant ou non aux partis de gauche)un vecteur de lancement qui a eu l'élégance de s'effacer dans la concrétisation du projet. Le but était de réveiller les énergies et aider à la coordination des engagements pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 menacée par le pouvoir actuel.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'arbres de la laïcité ont été plantés dans 44 départements, de Paris et Marseille à de nombreux villages. Les initiatives one été diverses, venues de collectifs associatifs,politiques, et surtout d'élus, députés, conseils généraux maires en grand nombre .De ce point de vue, l'objectif est atteint. Et on en a parlé dans la presse locale..Qu'ils soient tous remerciés et donnent envie aux 46 départements manquants de poursuivre cette action .
Est-ce ce succès qui donne de l'urticaire aux adversaires irréductibles de la laïcité, ceux qui volontairement usurpent le mot et en dénaturent le sens...Cette officine qui s'intitule "Riposte Laïque", en copinage depuis longtemps avec le Front National et dont la laïcité se borne à bouter hors de France tout ce qui est musulman. Un journal comme "Le Monde" qui ose titrer que "Marine Le Pen récupère la laïcité" , alors que les déclarations de cette personne sont aux antipodes de la laïcité. La laïcité de l'Etat, c'est, pour reprendre la phrase de Victor Hugo, "Les Eglises chez elles et l'Etat chez lui". Elle n'est pas antireligieuse, quelle que soit la religionC'est l'indépendance réciproque de celles-ci et de l'organisation civile de la nation.Je le répète depuis des années, c'est l'égalité des droits et devoirs des citoyens dans la richesse des différences et non l'égalité des différences dans la diversité des droits. Telle est l'exigence démocratique et laïque.
Je ne peux omettre cette basse calomnie née dans l'Eglise Catholique et qui est réapparue en cette circonstance. Les horreurs du 20ème siècle, le nazisme, le stalinisme seraient la conséquence de la "laïcisation" de la société issue de la séparation des Eglises et des Etats!
Ce fut, en France, dès 1944, le discours de l'Episcopat Français:" l'école sans Dieu conduit au nazisme et au fascisme "....Argument repris par l'archevêque de Madrid, en octobre 2008, à Rome," l'Etat moderne dans sa version laïciste a abouti aux tonnes totalitaires du communisme et du national-socialisme" Voilà ce qui réapparaît aujourd'hui ! Il faut une bonne dose d'aveuglement ou un bel aplomb pour oublier que le communisme soviétique ( qui n'avait rien à voir avec la laïcité) est né d'une révolution contre un régime clérical extrème... Où a conduit l'école allemande, avec un enseignement religieux légal ? Il n'a pas empéché l'instauration du nazisme...Les soldats allemands, y compris ceux qui commettaient les pires crimes portaient un ceinturon où était gravé "Got mit uns". Et le franquisme, cette alliance barbare entre le dictateur et l'Eglise Catholique? Et Mussolini et les accords du Latran? La France a été à l'abri de ces déviations grâce à la laïcité de ses Institutions ....jusqu'à Pétain, "ce chef miraculeux que Dieu a donné à la France" dixit l'Evêque de Luçon, Mgr Cazeaux qui fut par ailleurs le fer de lance de l'entreprise de destruction de l'Ecole Laïque". Tout se tient!!
On ne peut se contenter de hausser les épaules devant de telles outrances. C'est contre de tels adversaires, capables d'utiliser les pires calomnies et détournements de sens des mots qu' il faut sans relâche lutter. Car ces gens-là ne renoncent jamais.
A l'origine de cette suggestion de planter au moment de l'anniversaire de la loi de Séparation des Eglises et de l'Etat, un "arbre de la laïcité" dans le plus grand nombre de commune, j'ai trouvé dans le Club "Gauche Avenir" ( personnalités adhérant ou non aux partis de gauche)un vecteur de lancement qui a eu l'élégance de s'effacer dans la concrétisation du projet. Le but était de réveiller les énergies et aider à la coordination des engagements pour la défense de la loi du 9 décembre 1905 menacée par le pouvoir actuel.
Aujourd'hui, plusieurs centaines d'arbres de la laïcité ont été plantés dans 44 départements, de Paris et Marseille à de nombreux villages. Les initiatives one été diverses, venues de collectifs associatifs,politiques, et surtout d'élus, députés, conseils généraux maires en grand nombre .De ce point de vue, l'objectif est atteint. Et on en a parlé dans la presse locale..Qu'ils soient tous remerciés et donnent envie aux 46 départements manquants de poursuivre cette action .
Est-ce ce succès qui donne de l'urticaire aux adversaires irréductibles de la laïcité, ceux qui volontairement usurpent le mot et en dénaturent le sens...Cette officine qui s'intitule "Riposte Laïque", en copinage depuis longtemps avec le Front National et dont la laïcité se borne à bouter hors de France tout ce qui est musulman. Un journal comme "Le Monde" qui ose titrer que "Marine Le Pen récupère la laïcité" , alors que les déclarations de cette personne sont aux antipodes de la laïcité. La laïcité de l'Etat, c'est, pour reprendre la phrase de Victor Hugo, "Les Eglises chez elles et l'Etat chez lui". Elle n'est pas antireligieuse, quelle que soit la religionC'est l'indépendance réciproque de celles-ci et de l'organisation civile de la nation.Je le répète depuis des années, c'est l'égalité des droits et devoirs des citoyens dans la richesse des différences et non l'égalité des différences dans la diversité des droits. Telle est l'exigence démocratique et laïque.
Je ne peux omettre cette basse calomnie née dans l'Eglise Catholique et qui est réapparue en cette circonstance. Les horreurs du 20ème siècle, le nazisme, le stalinisme seraient la conséquence de la "laïcisation" de la société issue de la séparation des Eglises et des Etats!
Ce fut, en France, dès 1944, le discours de l'Episcopat Français:" l'école sans Dieu conduit au nazisme et au fascisme "....Argument repris par l'archevêque de Madrid, en octobre 2008, à Rome," l'Etat moderne dans sa version laïciste a abouti aux tonnes totalitaires du communisme et du national-socialisme" Voilà ce qui réapparaît aujourd'hui ! Il faut une bonne dose d'aveuglement ou un bel aplomb pour oublier que le communisme soviétique ( qui n'avait rien à voir avec la laïcité) est né d'une révolution contre un régime clérical extrème... Où a conduit l'école allemande, avec un enseignement religieux légal ? Il n'a pas empéché l'instauration du nazisme...Les soldats allemands, y compris ceux qui commettaient les pires crimes portaient un ceinturon où était gravé "Got mit uns". Et le franquisme, cette alliance barbare entre le dictateur et l'Eglise Catholique? Et Mussolini et les accords du Latran? La France a été à l'abri de ces déviations grâce à la laïcité de ses Institutions ....jusqu'à Pétain, "ce chef miraculeux que Dieu a donné à la France" dixit l'Evêque de Luçon, Mgr Cazeaux qui fut par ailleurs le fer de lance de l'entreprise de destruction de l'Ecole Laïque". Tout se tient!!
On ne peut se contenter de hausser les épaules devant de telles outrances. C'est contre de tels adversaires, capables d'utiliser les pires calomnies et détournements de sens des mots qu' il faut sans relâche lutter. Car ces gens-là ne renoncent jamais.
vendredi 8 octobre 2010
L'Elysée vaudrait-il une prière à Rome?
La loi du 9 décembre 1905 a installé durablement la République. Par ses articles 1 et 2 elle en a défini la laïcité, gage de paix civile.
L'article 1er assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. De ce fait, la laïcité n'est pas antireligieuse, contrairement au mensonge colporté depuis un siècle. Le corollaire évident de cette double liberté, celle de croire ou de ne pas croire , et, pour les croyants, celle de pratiquer leur culte, c'est l'indépendance réciproque de l'Etat et des Institutions religieuses ou philosophiques.Telle est définie la laïcité de l'Etat. Nul besoin de lui accoler une épithète.
L'Etat est neutre.La responsabilité de celui qui est placé par l'ensemble des électeurs à sa tête est d'y veiller.
Des hommes politique éminents ont su dans le passé concilier leur choix spirituel et la neutralité de leur fonction. M. Sarkozy, ce 8 octobre, au Vatican, a délibérément insulté la loi fondatrice.
Que la plupart des commentateurs voient dans cet épisode une attitude purement électoraliste n'efface pas l'essentiel.
Ce mépris insolent de la loi confirme les menaces qui pèsent sur elle
C'est une raison supplémentaire pour donner le plus d'ampleur et de résonance à la plantation de l'arbre de la laïcité, le 11 décembre, jour anniversaire de la publication de la loi de Séparation au Journal Officiel, dans le maximum de communes de France.
Faites-en la demande à vos Conseils Municipaux qui, par ce geste symbolique, marqueront l'attachement de la population à la laïcité de notre République
L'article 1er assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. De ce fait, la laïcité n'est pas antireligieuse, contrairement au mensonge colporté depuis un siècle. Le corollaire évident de cette double liberté, celle de croire ou de ne pas croire , et, pour les croyants, celle de pratiquer leur culte, c'est l'indépendance réciproque de l'Etat et des Institutions religieuses ou philosophiques.Telle est définie la laïcité de l'Etat. Nul besoin de lui accoler une épithète.
L'Etat est neutre.La responsabilité de celui qui est placé par l'ensemble des électeurs à sa tête est d'y veiller.
Des hommes politique éminents ont su dans le passé concilier leur choix spirituel et la neutralité de leur fonction. M. Sarkozy, ce 8 octobre, au Vatican, a délibérément insulté la loi fondatrice.
Que la plupart des commentateurs voient dans cet épisode une attitude purement électoraliste n'efface pas l'essentiel.
Ce mépris insolent de la loi confirme les menaces qui pèsent sur elle
C'est une raison supplémentaire pour donner le plus d'ampleur et de résonance à la plantation de l'arbre de la laïcité, le 11 décembre, jour anniversaire de la publication de la loi de Séparation au Journal Officiel, dans le maximum de communes de France.
Faites-en la demande à vos Conseils Municipaux qui, par ce geste symbolique, marqueront l'attachement de la population à la laïcité de notre République
jeudi 7 octobre 2010
les privilèges aux privilégiés!!!
C'est devenu une maladie chronique. Chaque année en septembre, les responsables de l'enseignement privé se lamentent de "devoir refuser des dizaines de milliers d'élèves"
Mais c'est une maladie imaginaire; ou alors, quels mauvais gestionnaires!!
Voyons donc ce que disent les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l'Education Nationale
Du côté des effectifs par classe
Les coupes sombres répétées dans les lycées publics entraînent une moyenne de plus de 28 élèves par classe
25,5% des lycées privés généraux et techniques ont moins de 19 élèves par classe, dont 13,7% en ont moins de 15
55,4% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves par classe dont 35,7% moins de 15 élèves
Dans le premier degré, l'enseignement privé a perdu 6 000 élèves entre 2008 et 2010 (statistiques du MEN)
Et l'administration de cet enseignement privé ne trouve pas de place pour ses demandes supposées( de son aveu aucun élément chiffré ne "remonte " au national..)
Ah! si c'était l'enseignement public, quelle belle moisson de postes à supprimer , M. Chatel!
les fermetures de postes, justement
MM. Lang et Coupet s'étaient partagé la population scolaire, 80% pour le public;20% pour le privé. On pourrait supposer que le partage est le même dans la chirurgie budgétaire, d'autant plus, voir plus haut, que la situation n'est pas égale . Eh bien, le budget 2011 prévoit effectivement 16 000 suppressions réparties ainsi 13767 pour l'enseignement public ( près de 90% de la ponction) et 1633( 10,4% et non 20) pour le privé
la taille des établissements
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves,les collèges publics 0,9%
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves, les lycées publics 0,8%
16,9% des lycées privés ont moins de 100 élèves, le lycées publics 0,3%
Il y a des lustres que le pouvoir fait la chasse aux petits établissements publics. Encore un petit effort, M. Chatel, il en reste quelques poussières!
Il n'y a rien à dire, nous sommes à l'évidence dans le Pays de l'égalité....
République, voilà comment ils tuent ton école laïque. Par étranglement....
Mais c'est une maladie imaginaire; ou alors, quels mauvais gestionnaires!!
Voyons donc ce que disent les statistiques officielles les plus récentes du Ministère de l'Education Nationale
Du côté des effectifs par classe
Les coupes sombres répétées dans les lycées publics entraînent une moyenne de plus de 28 élèves par classe
25,5% des lycées privés généraux et techniques ont moins de 19 élèves par classe, dont 13,7% en ont moins de 15
55,4% des lycées professionnels privés ont moins de 19 élèves par classe dont 35,7% moins de 15 élèves
Dans le premier degré, l'enseignement privé a perdu 6 000 élèves entre 2008 et 2010 (statistiques du MEN)
Et l'administration de cet enseignement privé ne trouve pas de place pour ses demandes supposées( de son aveu aucun élément chiffré ne "remonte " au national..)
Ah! si c'était l'enseignement public, quelle belle moisson de postes à supprimer , M. Chatel!
les fermetures de postes, justement
MM. Lang et Coupet s'étaient partagé la population scolaire, 80% pour le public;20% pour le privé. On pourrait supposer que le partage est le même dans la chirurgie budgétaire, d'autant plus, voir plus haut, que la situation n'est pas égale . Eh bien, le budget 2011 prévoit effectivement 16 000 suppressions réparties ainsi 13767 pour l'enseignement public ( près de 90% de la ponction) et 1633( 10,4% et non 20) pour le privé
la taille des établissements
11,7% des collèges privés ont moins de 100 élèves,les collèges publics 0,9%
43,3% des lycées professionnels privés ont moins de 100 élèves, les lycées publics 0,8%
16,9% des lycées privés ont moins de 100 élèves, le lycées publics 0,3%
Il y a des lustres que le pouvoir fait la chasse aux petits établissements publics. Encore un petit effort, M. Chatel, il en reste quelques poussières!
Il n'y a rien à dire, nous sommes à l'évidence dans le Pays de l'égalité....
République, voilà comment ils tuent ton école laïque. Par étranglement....
lundi 4 octobre 2010
communautarisme suite
Il y a un mois, je montrais comment l'Etat organise le communautarisme en finançant, avec l'impôt de tous, des établissements privés d'eneignement qui séparent les enfants selon leur religion, leurs traditions régionalistes, bientôt, si on ne réagit pas, en fonction de la profession ou des affinités politiques de leurs parents ( c'est bien le but du mouvement "Créer son école"...)
S'l fallait un exemple de ce qui nous attend, si nous nous résignons, l'Alsace nous le donne.
Dans l'organisation de l'enseignement, cette région de France est toujours régie par un statut oarticulier hérité de Bismarck...Aucun parti, aucun gouvernement n'a fait rentrer cette région dans la légalité française; les lois de 1882 et de 1886 instituant l'école laïque n'y sont pas appliquées. Les enfants doivent aller dans une école soit catholique, soit protestante, soit juive... Et le vieux fonds de racisme qui sommeille en tout un chacun envers qui n'est pas à l'image de soi s'extériorise ici. De surcroît, le statut particulier a "oublié" les musulmans ...Et pour cause! La question ne se posait pas à la fin du XIXème siècle. Autre opportunité pour cette "communauté" de nourrir une autre source de racisme envers toute autre communauté. La théorie à la mode qui voudrait assimiler la laïcité à un traitement équitable des religions n'empêchera pas des affrontements de plus en plus fréquents et violents
Le maire de Strasbourg a raison d'en appeler à un front républicain.Sur les bases des lois de la République, en particulier s'agissant de l'organisation scolaire de la jeunesse? Il n'y a pas d'autre
voie avant que ce qui trouble l' Alsace ne s'étende au reste du pays
S'l fallait un exemple de ce qui nous attend, si nous nous résignons, l'Alsace nous le donne.
Dans l'organisation de l'enseignement, cette région de France est toujours régie par un statut oarticulier hérité de Bismarck...Aucun parti, aucun gouvernement n'a fait rentrer cette région dans la légalité française; les lois de 1882 et de 1886 instituant l'école laïque n'y sont pas appliquées. Les enfants doivent aller dans une école soit catholique, soit protestante, soit juive... Et le vieux fonds de racisme qui sommeille en tout un chacun envers qui n'est pas à l'image de soi s'extériorise ici. De surcroît, le statut particulier a "oublié" les musulmans ...Et pour cause! La question ne se posait pas à la fin du XIXème siècle. Autre opportunité pour cette "communauté" de nourrir une autre source de racisme envers toute autre communauté. La théorie à la mode qui voudrait assimiler la laïcité à un traitement équitable des religions n'empêchera pas des affrontements de plus en plus fréquents et violents
Le maire de Strasbourg a raison d'en appeler à un front républicain.Sur les bases des lois de la République, en particulier s'agissant de l'organisation scolaire de la jeunesse? Il n'y a pas d'autre
voie avant que ce qui trouble l' Alsace ne s'étende au reste du pays
samedi 28 août 2010
Comment l'Etat a organisé le communautarisme
Lors de la discussion de la loi Debré, son auteur et rapporteur, Michel Debré, alors Premier Ministre, déclarait:"C'est une chimère dangereuse que celle qui conçoit, par l'association de droit de tous les établissements privés...la constitution d'une sorte d'université nationale concurrente que l'Etat accepterait de considérer dans son unité, avec laquelle il traiterait sinon d'égal à égal en tout cas comme un vaste corps intermédiaire". "Apprenti-sorcier" s'était exclamé un député socialiste. Celui-ci avait raison. Le Conseil Constitutionnel, présidé par M. Debré fils, a entériné la parité entre enseignement public et enseignement privé, dont le plus important se comporte en effet comme une "université nationnale concurrente"..Mais elle n'est plus seule..
Voici des statistiques officielles récentes ( 2008) sur la répartition des établissements privés d'enseignement, premier et second degré:
-catholiques 8 200 établissements pour 1 961 037 élèves
-juifs 256 " pour 38 000 élèves (32 000 en 2002)
-protestants 8 " pour 2 760 élèves
-breton diwan 44 " pour 3 076 élèves
-breton catholique82 " pour 4 241 élèves
-basques 26 pour 2 508 élèves
occitans 50 " pour 1 627 élèves
-catalans 8 " pour 600 élèves
Tous ces établissements sont sous contrat, c'est à dire qu'ils fonctionnent avec un financement public au même titre que l'école de la République et même avec quelques faveurs... On observe que le particularisme religieux n'est plus seul; le régionalisme tient une place de plus en plus importante. Il n'y a pas de raison que l'évolution s'infléchisse...
Poursuivons. Il y a des établissements hors contrat, mais qui espèrent passer contrat avec l'Etat dès que les délais seront atteints..5 établissements musulmans, un établissement shik, 30 établissements protestants évangélistes....600 établissements (25 000 élèves) du mouvement "Créer son école"
Deux observations...Le lycée musulman Al Khindy de Lyon, qui presse l'Etat de lui accorder un financement public, inculque à ses adolescents, en vertu du caractère propre que lui reconnaît la loi, des principes de vie rigoureusement islamiques..Ainsi l'Etat finance une éducation que par ailleurs il veut éradiquer..
Un mot sur ces 600 établissements du mouvement "Créer son école". Ce mouvement très lié à des personnalités marquantes de droite et inspiré par le club de l'Horloge, partage son activité entre le dénigrement de l'enseignement public et l'invitation aux parents de créer leur école privée, selon des critères sociaux, professionnels,voire politiques ,si on lit attentivement leurs idéologues. Quand, "innocemment", M. Chatel avance que les parents d'élèves d'une école publique pourraient embaucher un directeur qui lui-même embaucherait ses adjoints, c'est un pas vers cet objectif; c'est d'ailleurs l'application du programme de l'UMP.
Voilà comment s'organise patiemment le communautarisme, c'est à dire l'éclatement de la Nation , dès l'enfance, en groupes soit religieux, soit régionalistes, soit d'homogénéité sociale, professionnelle et même, osent-ils, politique!!!
La liberté de créer sa propre école est inscrite dans la loi...Chacun est libre d'en bénéfiier. Ce qui est inadmissible, c'est que l'Etat, vous et moi ,par notre impôt, financions ce genre d'établissements et contribuions à cet éclatement entre groupements divers qui ont toute raison de se multiplier.
Ce financement est un privilège. La liberté de créer sa propre école, qu'on nomme liberté de l'enseignement,est la seule liberté ainsi financée..Pourquoi ne pas financer le fonctionnement des associations , au nom de la liberté d'association? De la presse au nom de la liberté de la presse( la presse vraiment libre n'est pas subventionnée)? Des cultes au nom de la liberté des cultes?...
Sont incompatibles le financement public d'un établissement et son caractère propre...C'est effectivement "une chimère dangereuse"
Voici des statistiques officielles récentes ( 2008) sur la répartition des établissements privés d'enseignement, premier et second degré:
-catholiques 8 200 établissements pour 1 961 037 élèves
-juifs 256 " pour 38 000 élèves (32 000 en 2002)
-protestants 8 " pour 2 760 élèves
-breton diwan 44 " pour 3 076 élèves
-breton catholique82 " pour 4 241 élèves
-basques 26 pour 2 508 élèves
occitans 50 " pour 1 627 élèves
-catalans 8 " pour 600 élèves
Tous ces établissements sont sous contrat, c'est à dire qu'ils fonctionnent avec un financement public au même titre que l'école de la République et même avec quelques faveurs... On observe que le particularisme religieux n'est plus seul; le régionalisme tient une place de plus en plus importante. Il n'y a pas de raison que l'évolution s'infléchisse...
Poursuivons. Il y a des établissements hors contrat, mais qui espèrent passer contrat avec l'Etat dès que les délais seront atteints..5 établissements musulmans, un établissement shik, 30 établissements protestants évangélistes....600 établissements (25 000 élèves) du mouvement "Créer son école"
Deux observations...Le lycée musulman Al Khindy de Lyon, qui presse l'Etat de lui accorder un financement public, inculque à ses adolescents, en vertu du caractère propre que lui reconnaît la loi, des principes de vie rigoureusement islamiques..Ainsi l'Etat finance une éducation que par ailleurs il veut éradiquer..
Un mot sur ces 600 établissements du mouvement "Créer son école". Ce mouvement très lié à des personnalités marquantes de droite et inspiré par le club de l'Horloge, partage son activité entre le dénigrement de l'enseignement public et l'invitation aux parents de créer leur école privée, selon des critères sociaux, professionnels,voire politiques ,si on lit attentivement leurs idéologues. Quand, "innocemment", M. Chatel avance que les parents d'élèves d'une école publique pourraient embaucher un directeur qui lui-même embaucherait ses adjoints, c'est un pas vers cet objectif; c'est d'ailleurs l'application du programme de l'UMP.
Voilà comment s'organise patiemment le communautarisme, c'est à dire l'éclatement de la Nation , dès l'enfance, en groupes soit religieux, soit régionalistes, soit d'homogénéité sociale, professionnelle et même, osent-ils, politique!!!
La liberté de créer sa propre école est inscrite dans la loi...Chacun est libre d'en bénéfiier. Ce qui est inadmissible, c'est que l'Etat, vous et moi ,par notre impôt, financions ce genre d'établissements et contribuions à cet éclatement entre groupements divers qui ont toute raison de se multiplier.
Ce financement est un privilège. La liberté de créer sa propre école, qu'on nomme liberté de l'enseignement,est la seule liberté ainsi financée..Pourquoi ne pas financer le fonctionnement des associations , au nom de la liberté d'association? De la presse au nom de la liberté de la presse( la presse vraiment libre n'est pas subventionnée)? Des cultes au nom de la liberté des cultes?...
Sont incompatibles le financement public d'un établissement et son caractère propre...C'est effectivement "une chimère dangereuse"
samedi 14 août 2010
Sarkozy et la République
N'est-il pas à la fois sommaire et excessif de voir dans le locataire actuel de l'Elysée un "voyou" selon l'hebdomadaire "Marianne", un homme ambitieux qui aurait créé un nouveau mouvement, le sarkozysme?
N'est-il pas plutôt le "tambour-major" ,claironnant des idées et objectifs dont on suit aisément le cheminement depuis Maurras à Le Pen en passant par l'épisode du régime de Vichy
Ne s'agit-il pas, en fait, de reprendre avec un glacial entêtement ce rève de l'extrème droite, éliminer cette République qui , par la Constitution de 1946, confirmée en 1959,voulait effacer quatre années d'un Etat dont l'immense satisfaction, exprimée dès juillet 1940 par la voix du général Weygand, était d'avoir "supprimé enfin la république"?
L'article 1er du Préambule de la Constitution est ainsi rédigé:
"La France est une République indivisible,laïque, démocratique et sociale.Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race, de religion. Elle respecte toutes les croyances"
A l'évidence, par l'enchaînement de ces trois phrases, l'égalité est la condition nécssaire de la laÏcité, de la démocratie et de la justice sociale.
C'est bien à ce principe d'égalité que s'attaquent, avec cynisme, M. Sarkozy et ses affidés
Ce n'est pas un hasard si le premier objectif a été l'école laïque, symbole et réalité de la première égalité, celle devant l'instruction.Systématiquement, dans l'histoire, ce terrain a été précurseur de bouleversements politiques et sociaux. Le démantèlement des services publics s'explique ainsi.
Les projets exposés à Grenoble sont de même inspiration
M. Sarkozy ne l'a pas caché; ^pour lui, "l'égalité est contraire à la liberté"...C'était à St Quentin, fin mars 2009..Il entend donc construire sans entrave ce monde partagé entre ceux qui commandent ( par l'argent, par le copinage, par les mises au pas, par la crainte..) et ceux qui doivent obéir ( les "mauvais esprits", les "pas comme les autres", les "casse-toi"..) en un mot les perdants
Il faut donc supprimer cette entrave qu'est l'égalité
Ce n'est pas une idéologie nouvelle. Elle est vieille comme le monde. Elle a fait et fait toujours- hélas-ses preuves
Il y a exactement un siècle, Jean Jaurès le clamait à la tribune de l'Assemblée :"démocratie et laïcité sont inséparables"
C'était le rappel d'une victoire difficilement acquise. Aujourd'hui, ce sont ces principes, malmenés, qu'il faut défendre
La manifestation du 4 septembre, initiée par la Ligue des Droits de l'Homme, la pétition lancée par Olivier Duhamel, la plantation de "l'arbre de la laïcité" le 11 décembre, proposée par le club Gauche Avenir, posent pertinemment cet enjeu
Il est urgent que les partis qui se réclament des idéaux démocratiques proposent aussi ce choix fondamental à l'opinion
N'est-il pas plutôt le "tambour-major" ,claironnant des idées et objectifs dont on suit aisément le cheminement depuis Maurras à Le Pen en passant par l'épisode du régime de Vichy
Ne s'agit-il pas, en fait, de reprendre avec un glacial entêtement ce rève de l'extrème droite, éliminer cette République qui , par la Constitution de 1946, confirmée en 1959,voulait effacer quatre années d'un Etat dont l'immense satisfaction, exprimée dès juillet 1940 par la voix du général Weygand, était d'avoir "supprimé enfin la république"?
L'article 1er du Préambule de la Constitution est ainsi rédigé:
"La France est une République indivisible,laïque, démocratique et sociale.Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race, de religion. Elle respecte toutes les croyances"
A l'évidence, par l'enchaînement de ces trois phrases, l'égalité est la condition nécssaire de la laÏcité, de la démocratie et de la justice sociale.
C'est bien à ce principe d'égalité que s'attaquent, avec cynisme, M. Sarkozy et ses affidés
Ce n'est pas un hasard si le premier objectif a été l'école laïque, symbole et réalité de la première égalité, celle devant l'instruction.Systématiquement, dans l'histoire, ce terrain a été précurseur de bouleversements politiques et sociaux. Le démantèlement des services publics s'explique ainsi.
Les projets exposés à Grenoble sont de même inspiration
M. Sarkozy ne l'a pas caché; ^pour lui, "l'égalité est contraire à la liberté"...C'était à St Quentin, fin mars 2009..Il entend donc construire sans entrave ce monde partagé entre ceux qui commandent ( par l'argent, par le copinage, par les mises au pas, par la crainte..) et ceux qui doivent obéir ( les "mauvais esprits", les "pas comme les autres", les "casse-toi"..) en un mot les perdants
Il faut donc supprimer cette entrave qu'est l'égalité
Ce n'est pas une idéologie nouvelle. Elle est vieille comme le monde. Elle a fait et fait toujours- hélas-ses preuves
Il y a exactement un siècle, Jean Jaurès le clamait à la tribune de l'Assemblée :"démocratie et laïcité sont inséparables"
C'était le rappel d'une victoire difficilement acquise. Aujourd'hui, ce sont ces principes, malmenés, qu'il faut défendre
La manifestation du 4 septembre, initiée par la Ligue des Droits de l'Homme, la pétition lancée par Olivier Duhamel, la plantation de "l'arbre de la laïcité" le 11 décembre, proposée par le club Gauche Avenir, posent pertinemment cet enjeu
Il est urgent que les partis qui se réclament des idéaux démocratiques proposent aussi ce choix fondamental à l'opinion
Inscription à :
Articles (Atom)